BACK                                                      KARINA ÁLVAREZ
 

                 

                                                                                                                                                                                                          
2008, Le Mexique perd la tête                                                                                                                              
                                                                                                                                                      V I D E O   
                                                                                                                                                 fabricación de  la obra

L’installation comporte 170 têtes faites en chocolat et disposées sur une ligne blanche. Exposer des petites têtes en chocolat est une manière subtile et douce de montrer une situation violente et horrible. « Il faut exposer et imaginer la barbarie pour la contrecarrer (…) à partir du moment où nous avons la possibilité d’occulter, de nous dévier, d’être indifférents, de dire « finalement, je ne suis pas la victime », à partir de ce moment-là, nous trahissons la possibilité de nous expliquer des choses qui sont extrêmement importantes pour la survie et la coexistence en tant que société. C’est pour cela qu’il est impératif de montrer ces faits, d’en débattre, de poser des questions aux autorités (…) ».

Nous pouvons aussi retrouver cette indifférence dans le fait que les têtes sont de taille réduites, montrant ainsi une réalité mise à distance. Pour sa part, le spectateur peut les emporter, les goûter ou simplement les observer et les laisser derrière lui. Les décapités sont, d’une manière visuelle, ce que les mexicains « ingèrent » quotidiennement mais qu’il faut « adoucir » ou sucrer pour le surmonter ou lui ôter de l’importance.

Le chocolat est né au Mexique. Dans les états de Tabasco et du Chiapas (Aztèques, Mayas, Olmèques), on élaborait une boisson amère à base de cacao et de piment nommée XOCOLATL, xococ = aigre et atl = eau, boisson aigre, comme l’est le goût de ces morts.

Cette œuvre renvoit également à l’artiste cubain Félix González-Torres auquel se réfère Robert Nickas, critique d’art et conservateur résident à New York : « le premier artiste qui a fait en sorte que les spectateurs mettent une partie d’une œuvre dans leur bouche pour la goûter. » Il s’agissait des œuvres intitulées "Lover Boys" qui représentaient des empilements de bonbons basés sur le poids des corps. González-Torres avait utilisé son propre corps et celui de Ross, son ami intime et ces représentations ont certainement un lien avec l’absence et la mort.

2008, Le Mexique perd la tête
Moulage de têtes en chocolat
170 têtes
2009

 

   

   

   

                                                                                

            
          
             

 

                       From av. Washington  to kjkjkkjlkkjkjko

kkk av Washington
chez M. Ca
mmmm
38100 Grenoble

Marche sur av. Washington jusqu’a la rue Charles Rivail et tourney à gauche (00’02’00), marche le long d’un bloc sur la rue Charles Rivail et continue un autre bloc sur la rue Andrè Argouges jusqu’à la rue Leon Jouhaux et tourne à droit (00’02’00), marche jusqu’à l’arrêt de bus Les Bains, ligne 34, direction Polygone Scientifique (00’01’00), prend le bus 34 et arrete-toi à l’arrêt Gares (00’20’00) .

Dans la Gare de Grenoble prend le TGV direction Paris-Gare de Lyon (03’04’00), dans la Gare de Lyon (Paris) prend le RER A direction Cergy-St Germain en-Laye et arrete-toi à Chatelet Les Halles (00’05’00). Dans Chatelet Les Halles prend le RER B3 direction Aeroport Charles de Gaulle (00’20’00).

Dans l’aeroport Charles de Gaulle prend un vol direct vers l’Aeroport de Mexico City « Aeropuerto Internacional de la ciudad de Mexico, Benito Juarez » (12’00’00).

Dans l’aeroport de Mexico dirige-toi vers la sortie “Autobuses Primera Plus” (00’05’00) et prend l’autocar Aeroplus direction ville «Queretaro » (02’30’00). Dans la Gare routière de la ville de Queretaro, dirige-toi vers la salle B ligne « Flecha Amarilla » et prend l’autocar direction ville « San Miguel de Allende » (01’00’00). Quand t’arrive a la gare routière de « San Miguel de Allende »  sorte de la gare et dirige toi a l’arrêt de bus, et prend le bus direction Mexiquito-seguro social et arrete-toi à la tututuututuut, calllllo kkkkklmo (00’15’00), descend la rue Akkkkkdo kkkvo deux blocs jusqu’à la Pkkkkkkel Plljljlo (00’03’00), rentre dans la rue lklfkfkkfkf (00’02’00) jusqu’à l’adresse

kjfjfjfjjfjf ll        (eliminado por seguridad)
klkffiifdakkkke
37710
San Miguel de Allende, Guanajuato
México

 

 

 

 

                           CAMINANDO CON 50 CM

    VIDEO 

    DURACIÓN 0.04.49

    REALIZACIÓN   2007

    GRENOBLE, FRANCIA

 

     
                                 

Le « Saint Rosaire »
Son edite digital
11’41
2008
SONIDO
SONIDO

 

 

LE “SAINT ROSAIRE”

Avec cette pièce sonore, nous recherchons plus qu’une dichotomie marquée, une ambiance de bien et de mal avec toutes ses composantes de gris, le sacré et le diabolique, la violence et la repentance… Il y a insistance sur la répétition des prières au « Suprême » afin qu’il nous sauve et nous pardonne nos pêchés.

La pièce sonore est un montage de fragments musicaux de Heavy metal dans ses sous-catégories Death Metal et Black Metal sur la prière du « Saint rosaire » (répétition du Notre père, de l’Ave Maria, Gloria, etc). De ces prières, se détachent les fragments « presse-toi, Seigneur, de nous secourir », « tu peux me châtier par la peine de l’enfer », « prie pour nous autres pêcheurs maintenant et à l’heure de notre mort ».
Le choix s’est porté sur les genres Death Metal et Black Metal car ceux-ci mettent l’accent sur les thèmes de l’agressivité, du satanisme, de la mort et de la violence, tout en mêlant la vitesse, la distorsion et la saturation de guitares, les voix ténébreuses et gutturales combinées avec des graves pour créer une ambiance pesante de désespoir.

Il est intéressant de noter que dans leur tendance même à la noirceur, il est fait appel à la religion avec des thèmes récurrents sur la spiritualité et liés à la mort, à Dieu ou à son absence.

La composante visuelle qui accompagne ce genre est une contre-culture de l’ « amour et de la paix » qui rejette la fin heureuse de la culture pop.
 

                       
                       
                      

                                           Narco-abecedaireµ
                                Petit compendium alphabetique
                                                    2008

 

     
          NARCO-ABECEDAIRE

Les actions en lien avec le narcotrafic et leurs influences sur la vie économique, politique et sociale mexicaine sont de telle ampleur qu’aujourd’hui, pour faire référence aux faits liés au narcotrafic, on utilise le préfixe « narco », tant à l’écrit qu’à l’oral, en formant des mots composés : narcomessages, marcobanderole (banderoles de tissu affichées dans des lieux publics sur lesquelles sont proférées les menaces des narcotrafiquants), narcoexécutions, narcocorridos (chansons de geste des narco), narcosous-marins, narcojunior, etc.

 A propos de l’œuvre :

De ce phénomène, a surgit l’idée de réaliser un « narco-abécédaire », dans lequel, lettre par lettre, il est fait allusion à un « narco-mot » qui décrit l’action ou le phénomène le plus représentatif du narcotrafic. D’autre part, cette façon résumée et synthétique d’exposer le thème permet au spectateur d’observer le phénomène de manière globale.

 L’œuvre est présentée sous forme d’une sorte de gazette d’information pour servir deux objectifs : c’est d’abord une référence aux quotidiens nationaux mexicains qui, durant toute l’année 2008 ont fait presque toutes leurs « une » sur des faits liés au narcotrafic ; d’autre part, elle est destinée à être un document de distribution pour les spectateurs afin de les familiariser avec cette problématique.

 En aucune manière cette œuvre ne prétend prendre partie, elle montre des faits et phénomènes concrets liés au narcotrafic et l’information qu’elle contient est objective et peut être vérifiée ; elle ne dépend pas de son créateur, en l’occurrence, moi. Le narco-abécédaire est simplement une sorte de recueil classifié de termes présenté sous une forme originale, générale, objective et donc neutre. Ce n’est pas une œuvre de propagande dans laquelle l’auteur aurait pris partie, mais bien un ouvrage informatif.

 Des artistes mexicains comme Ricardo Rodríguez ou Fran Illich prennent partie dans leurs œuvres. Ils ont tous deux réalisé des travaux liés au mouvement zapatiste par lesquelles ils ont créé des réseaux informatiques zapatistes. Dans le cas de R. Rodriguez, la C.I.A. a considéré ses actions comme le premier acte de guerre sociale. Ces deux artistes ainsi que d’autres tels que Coco Fusco utilisent l’art pour dénoncer des problèmes actuels comme la frontière avec les Etats-Unis à travers de nouveaux media tels que le « net-art ».

 

                                         

                                          THE   WALL OF SHAME  

                                       EL MURO DE LA VERGÜENZA               

La ley Sensenbrenner

El 16 de diciembre de 2005 la Cámara de Representantes de Estados Unidos aprobó el proyecto de ley HR 4437 (Ley de 2005 para la Protección Fronteriza, Antiterrorismo y Control de la Inmigración Ilegal), mejor conocida como Ley Sensenbrenner, por su promotor, el representante republicano de Wisconsin, James Sensenbrenner. Entre otras cosas, este proyecto propone la construcción de un muro de 1,120 kilómetros a lo largo de la frontera de Estados Unidos con México en los puntos con mayor cruce de inmigrantes indocumentados.

 

  
      
     
              

 

          
          

   

     LE MEXIQUE, UN PAYS DEMOCRATIQUE

             
          

                                                                                                                                                                                                       
                                                                                                                                                                   VIDEO

Cette vidéo a été tirée du site internet « youtube ». On peut observer une femme dans une manifestation du parti politique de gauche PRD a qui, dit-on, le parti de droite (PAN) a usurpé la victoire aux élections de 2006. En est sorti gagnant Felipe Calderon d’une toute petite avance (0,64%) face au candidat du PRD, Andrés Manuel Lopez Obrador qui a qualifié les élections de frauduleuses.
Cette femme est de classe sociale basse et représente physiquement le stéréotype de la majorité des personnes d’âge avancé au Mexique : ses traits, sa couleur de peau et ses habits. Elle est représentative du mexicain moyen, surtout que, selon les chiffres officiels du gouvernement, au moins la moitié des Mexicains vivent dans la pauvreté. Cette femme illustre donc parfaitement, tant physiquement que verbalement, cette classe sociale majoritaire.
Dans cette vidéo -prise par un autre manifestant avec son téléphone portable-, cette femme crie ses sentiments de protestation, de colère et de souffrance face au gouvernement de son pays incapable de lui apporter quelque sorte de confort. Cette femme, désespérée de voir la direction que prend son pays et la pauvreté qui l’entoure, nous dépeint la réalité d’un pays où les dirigeants se moquent des citoyens devant eux d’une manière cynique.
D’un point de vue plus analytique et plus ouvert, cette vidéo nous invite à imaginer une histoire ou une peinture du Romanticisme car nous y trouvons beaucoup de ses attributs. Le portrait de cette femme d’âge avancé, son visage chargé de signes de lutte et de  douleur, évoque une exigence de changement social comme réponse à une réalité et à un milieu adverse. Elle critique le système, le gouvernement et même la façon de vivre des gouvernants (comme celle de l’épouse du président de la république) ; d’autre part, elle manifeste son amour de la patrie en mentionnant que les jeunes sont l’unique espoir du pays car il est à eux et qu’ils doivent lutter pour lui. Le plus important est que son discours est spontané, non rationnalisé, chargé de douleur, de mélancolie, de haine, et qu’elle le dit dans son langage populaire.

Par cette image et le discours de cette femme, je souhaite montrer l’amère réalité de la majeure partie de la population du Mexique, non pas par rapport à des points de vue politico-idéologiques, mais bien par rapport au sentiment du peuple qui vit réprimé et qui se sent victime d’une farce de la part de ses dirigeants. Cette vidéo a été filmée spontanément, c’est pourquoi elle ne prétend pas généraliser. Il est évident que les positions des citoyens face au gouvernement peuvent être dans certains cas encore plus fatalistes ou au contraire, plus positives. La réalité est que beaucoup de Mexicains, principalement les plus défavorisés qui sont la majorité, ont un ressenti négatif vis-à-vis de leurs dirigeants.